Collapsologie

Collapsologie

20 mai 2019 0

Dans son acceptation la plus large, la collapsologie désigne l’étude des risques d’effondrement de la civilisation industrielle. Démarche de synthèse et de décloisonnement des savoirs, elle s’appuie sur les conclusions de nombreuses disciplines scientifiques* pour comprendre et anticiper les dynamiques de déclin (lent) ou de chute (rapide) des systèmes sociaux et écologiques qui pourraient provoquer la fin de la civilisation industrielle.

Du latin collapsus (participe passé de collabi, « tomber d’un bloc, s’écrouler, s’affaisser ») et du suffixe grec logos (grec ancien λόγος lógos, « parole, discours, raison, relation »), le mot collapsologie est un néologisme popularisé par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur essai Comment tout peut s’effondrer (2015). Selon eux, la collapsogie est « un exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourraît lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition et sur des travaux scientifiques reconnus ».  Elle a pour objectif « de nous  éclairer sur ce qui nous arrive pour pouvoir discuter sereinement des politiques à mettre en place »

Une autre définition est donnée par le collectif grenoblois, Café collapsologie Grenoble, qui anime des réflexions sur l’effondrement. Selon eux, la collapsologie est « un effort intellectuel, gagnant à être collectif, pour anticiper les changements massifs auxquels notre culture va être confrontée, dans l’économie de notre monde et dans notre écosystème, avec lucidité ».

* telles que la climatologie, la géologie, l’écologie scientifique, la géographie, l’ingéniérie, l’agronomie, l’épidémiologie, la philosophie, l’anthropologie, la science politique, la sociologie, la psychologie, l’économie, l’archéologie ou encore l’histoire. 

collapsologie.fr 2019